

Le vieillissement de la population française pose une question qui dépasse largement celle du grand âge : comment adapter l’organisation des soins à une population plus nombreuse à vivre avec une perte d’autonomie ?
C’est le sujet du prochain Medaviz Live, que j’aurai le plaisir d’animer le 6 octobre avec Didier Bazzocchi, Président du Think Tank CRAPS, et Robin Mor, Directeur des affaires publiques de LNA Santé.
En préparant cette modération, une question s’impose à moi : quel est exactement le lien entre dépendance et télésanté ?
La France compte déjà 2,3 millions de personnes âgées de plus de 85 ans. Elles devraient être 3,8 millions en 2040. Cette évolution aura des conséquences sur l’ensemble du système de santé : prévention de la perte d’autonomie, accès aux soins, coordination entre professionnels, articulation entre domicile et établissements, rôle des aidants, mais aussi financement de besoins appelés à augmenter.
Où la télésanté peut-elle apporter une réelle valeur ?
Lorsque se déplacer devient difficile, certains actes peuvent-ils être réalisés à distance ? La télésanté peut-elle améliorer le suivi entre deux consultations ? Faciliter la coordination entre médecins, professionnels paramédicaux, EHPAD, services à domicile et aidants ? Éviter certains déplacements ou certaines ruptures dans les parcours ?
Et, tout aussi important : quelles en sont les limites, notamment pour des personnes fragiles, isolées ou peu à l’aise avec les outils numériques ?
Il ne s’agit pas de présenter la télésanté comme la solution à la dépendance, mais d’identifier les situations dans lesquelles elle peut réellement contribuer à des parcours de soins plus accessibles, plus fluides et mieux coordonnés.
Un enjeu sanitaire, organisationnel… et économique
La question ne s’arrête évidemment pas à la technologie.
Quels seront demain les rôles respectifs des EHPAD, des résidences autonomie et des services à domicile ? Comment répartir les responsabilités entre acteurs publics et privés ? Et comment financer des besoins croissants dans un contexte budgétaire déjà fortement contraint ?
À l’approche de l’échéance présidentielle de 2027, le financement de la dépendance et, plus largement, l’adaptation de notre système de santé au vieillissement de la population devraient occuper une place croissante dans le débat public.
Modérer, c’est aussi bien préparer la séance
Animer ce type de conversation ne consiste pas seulement à distribuer la parole ou à dérouler une liste de questions préparées à l’avance. Le travail de modération commence en amont : chercher les liens qui ne sont pas toujours évidents, identifier les questions qui méritent réellement d’être posées, bien informer les intervenants de tous les paramètres à respecter, tout en les amenant à explorer librement le sujet.
C’est précisément ce que j’espère faire le 6 octobre : comprendre avec mes deux invités à quels besoins des personnes dépendantes la télésanté peut réellement répondre, replacer cette question dans celle, beaucoup plus vaste, de l’organisation et du financement des parcours de soins et faire en sorte que tous les intervenants et participants passent un moment positif et enrichissant.
Rendez-vous le 6 octobre
J’aurai le plaisir de retrouver :
– Didier Bazzocchi, Président du Think Tank CRAPS
– Robin Mor, Directeur des affaires publiques de LNA Santé
Mardi 6 octobre 2026, de 13h à 14h
Une heure pour croiser les regards sur la dépendance, l’organisation des soins, la place de la télésanté et les choix collectifs qu’impose le vieillissement de la population.
Les personnes indisponibles le 6 octobre peuvent également s’inscrire pour recevoir le replay.
Au plaisir de vous y « voir »
Denise Silber


